Je ne suis pas tombé amoureux du golf en regardant une balle voler. Je suis tombé amoureux des personnes que ce sport m'a permis de rencontrer.
Lorsque j'ai commencé à m'intéresser au golf, je n'étais pas golfeur.
Je ne connaissais ni les règles, ni les parcours.
Je ne savais pas encore ce que représentaient un birdie ou un bogey.
Et pourtant...
Quelque chose m'attirait déjà.
Je ne savais simplement pas encore quoi.
Au début, je pensais que c'était la beauté des paysages.
Les fairways.
Les arbres.
Le calme.
Cette impression que le temps s'écoule autrement.
Tout cela me parlait profondément.
Puis j'ai commencé à rencontrer celles et ceux qui font vivre cet univers.
Et j'ai compris que ce n'était pas le paysage qui me touchait le plus.
C'était l'humain.
J'ai rencontré des directeurs passionnés.
Des greenkeepers d'une exigence remarquable.
Des artisans.
Des enseignants.
Des joueurs amateurs.
Des professionnels.
Des bénévoles.
Tous avaient des parcours différents.
Des histoires différentes.
Et pourtant, je retrouvais souvent quelque chose de commun.
Une forme de respect.
Une attention portée aux autres.
Le goût du travail bien fait.
L'envie de transmettre.
Je me souviens être rentré chez moi après certaines de ces rencontres avec une pensée très simple.
« Ce sport raconte quelque chose de bien plus grand que lui-même. »
Il ne parlait pas seulement de golf.
Il parlait de patience.
D'humilité.
D'engagement.
De respect.
De confiance.
De toutes ces qualités qui rendent une société plus agréable à vivre.
Même si la toute première idée de Je Peux Pas J'ai Golf est née dans un sourire, en plaisantant avec une amie chère, directrice d'un domaine, devant un tee-shirt sur lequel était inscrit « Je peux pas… », je crois que la véritable identité de JPJG s'est révélée bien plus tard.
Au travers de ces rencontres.
C'est à ce moment-là que JPJG a réellement commencé à naître.
Pas devant un ordinateur.
Pas en dessinant un logo.
Mais au fil des échanges.
Des poignées de main.
Des regards.
Des histoires que l'on partage.
Je me suis alors dit qu'il serait peut-être possible de créer une marque qui ne parlerait pas uniquement de golf.
Une marque qui utiliserait le golf pour mettre en lumière les qualités humaines que j'avais eu la chance de découvrir.
Je ne prétends pas que le golf rende les gens meilleurs.
Aucun sport ne possède ce pouvoir à lui seul.
Mais je crois qu'il crée un environnement où certaines qualités trouvent naturellement leur place.
La patience.
L'écoute.
Le respect des autres.
Le respect du lieu.
Le respect de soi.
Et cela m'a profondément touché.
Aujourd'hui encore, je souris parfois en pensant à ce paradoxe.
Je n'étais pas golfeur lorsque j'ai imaginé JPJG.
Et pourtant, c'est le golf qui a changé ma manière de regarder certaines choses.
Il m'a rappelé que la véritable richesse d'un univers ne réside pas seulement dans ce qu'il permet de faire.
Elle réside dans les personnes que l'on y rencontre.
Lorsque l'on me demande pourquoi j'ai créé JPJG, je pourrais répondre que c'est une marque de vêtements.
Mais ce ne serait pas la vérité.
La vérité est beaucoup plus simple.
JPJG est née parce que j'ai rencontré des femmes et des hommes qui m'ont donné envie de raconter ce qu'ils incarnent.
Le vêtement est venu ensuite.
L'histoire, elle, existait déjà.
Si un jour quelqu'un me demande ce que le golf m'a apporté de plus précieux, je ne parlerai probablement ni d'un parcours, ni d'un score.
Je parlerai de visages.
De conversations.
De poignées de main.
De sourires.
Parce qu'au fond, je crois que le golf m'a offert ce que tous les plus beaux voyages nous offrent un jour.
La rencontre.
Et c'est cette rencontre qui, un matin, a donné naissance à JPJG.